Remplacer ses menuiseries extérieures est souvent reporté d’une saison à l’autre, pourtant les signaux pour passer à l’action ne manquent pas : factures énergétiques qui grimpent, courants d’air persistants, DPE dégradé. En 2026, le cadre réglementaire des aides a évolué, les prix se sont stabilisés et le stock de fenêtres obsolètes en France atteint des proportions inédites. Pour les propriétaires manceaux, faire le point s’impose.
87 millions de fenêtres à changer : votre logement est peut-être concerné
Une étude réalisée en 2025 par TBC Innovations pour l’UFME révèle que le parc résidentiel français compte 87,2 millions de fenêtres équipées d’un double vitrage de première génération, posées majoritairement avant les années 2000. Ces menuiseries, avec des coefficients thermiques Uw entre 3 et 4,5 W/m².K, ne répondent plus aux exigences actuelles de confort, ni en hiver ni en été. Elles représentent plus de 30 % des logements en France.
Changer ces fenêtres permet de réduire jusqu’à 25 % la facture de chauffage, en limitant les déperditions thermiques et les infiltrations d’air. L’impact sur le DPE est direct : un logement mieux isolé se valorise aussi plus facilement à la vente ou à la location, dans un contexte où acheteurs et locataires scrutent de plus en plus l’étiquette énergétique.
Pour obtenir une estimation personnalisée au Mans, consulter cette page permet d’accéder au formulaire de devis gratuit de l’agence Lorenove, implantée avenue Félix Geneslay.
Prix 2026 et aides disponibles : ce qui a changé
Les tarifs pour une fenêtre fournie et posée varient sensiblement selon le matériau choisi. En PVC double vitrage, comptez entre 800 et 1 100 €. L’aluminium se situe entre 1 200 et 1 900 €, le bois entre 900 et 2 100 €, et les solutions mixtes bois-aluminium entre 1 400 et 2 400 €. Ces fourchettes 2026 intègrent la pose, qui représente une part significative du devis.
Côté aides, le paysage a changé depuis le 1er septembre 2026 : MaPrimeRénov’ « par geste » ne finance plus le remplacement de fenêtres réalisé seul, sans travaux d’ensemble. Les fenêtres restent éligibles uniquement dans le cadre d’une rénovation d’ampleur, pour les logements classés E, F ou G au DPE. Concrètement, un propriétaire souhaitant uniquement changer ses menuiseries doit désormais miser sur d’autres leviers.
Plusieurs dispositifs restent accessibles. Les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) couvrent les travaux de rénovation énergétique, y compris les menuiseries, sans condition de revenus. La TVA réduite à 5,5 % s’applique sur la fourniture et la pose, à condition que le logement ait plus de deux ans et que l’entreprise soit certifiée RGE. L’éco-PTZ peut compléter le financement selon la situation.
PVC ou aluminium : des tendances qui orientent les choix
En 2024, le PVC s’est maintenu comme premier matériau en volume, l’aluminium comme premier en valeur. Une donnée intéressante : 44 % des fenêtres PVC et aluminium vendues n’étaient pas blanches, signe d’une demande croissante pour des teintes anthracite, des tons naturels ou des effets bois. Sur le plan technique, la dépose totale, qui consiste à retirer entièrement l’ancien dormant, est de plus en plus choisie par les particuliers pour ses performances accrues et un résultat esthétique plus soigné.
À Le Mans comme ailleurs, l’intérêt pour une prestation clé en main progresse : en 2024, 37 % des fenêtres vendues en négoce incluaient un service de pose. Pour les propriétaires qui veulent éviter de coordonner plusieurs artisans, s’adresser directement à un fabricant-poseur simplifie considérablement le projet.
Avec un marché de la rénovation orienté à la stabilité voire à la hausse en 2025-2026, les délais de pose restent à anticiper. Demander un devis en amont, comparer les matériaux et vérifier la certification RGE de l’entreprise choisie sont les étapes incontournables avant de lancer les travaux.






